Réflexions sur la Parole, chaque Dimanche...

Ce site est une réponse à l'exhortation de Benoît XVI Verbum Domini.
En ouverture du Synode qui a abouti à ce texte, le Saint Père déclarait :" Seule la Parole de Dieu peut changer profondément le coeur de l'homme et il est alors important que chaque croyant et chaque communauté entre dans une intimité toujours plus grande avec elle." Et il ajoutait: "c'est un don et une tâche incontournable de l'Eglise de communiquer la joie qui vient de la rencontre avec la personne du Christ, Parole du Dieu présent au milieu de nous."
L'annonce de la Parole dans un véritable élan missionnaire doit être le souci de tous les catholiques. On trouvera donc ici quelques réflexions et éclaircissements sur l'Evangile, au fil des Dimanches de l'année liturgique. Ces notes sont le fruit d'un travail de longue haleine sur la Bible, avec des prêtres, des exégètes, ou au sein d'équipes pastorales. Elles ont pour seule ambition de nous faire toujours plus apprécier la saveur de la Parole, de nous transformer toujours davantage en ces disciples au coeur brûlant qu'accompagna le Christ sur le chemin d'Emmaüs. Et de mieux nous préparer à la fraction du pain.

Année A : 17ème Dimanche de temps ordinaire

Sommaire

Actualité : des paraboles pour nourrir notre engagement chrétien.

Evangile : Matthieu 13/44-52

Contexte des versets retenus par la liturgie

Piste possible de réflexion: réflexion et audace pour une bonne croissance du Royaume


Actualité

Au cours des dimanches passés, dans le souci de percevoir la juste pensée de Matthieu, nous nous sommes attardés sur le décryptage de la parabole du semeur et de la parabole de l'ivraie. Nous percevions le souci des évangélistes de faire "fonctionner" à plein rendement un genre littéraire dont ils étaient familiers mais qui risquait de ne plus être celui de leurs lecteurs. Tout en prenant acte des leçons immédiates qui éclairaient le ministère historique de Jésus, ils en percevaient la densité profonde et ils ont eu à cœur d'insérer les paraboles dans la mission universelle qui ouvrait l'avenir.

Les paraboles qui nous sont proposées ce dimanche sont plus directes et il est facile de suivre la présentation de Matthieu comme une réflexion susceptible de nourrir notre engagement chrétien.

Evangile

Evangile selon saint Matthieu 13/44-52

Les lois de croissance du Royaume - exposé en enseignement oral - 3ème loi : la Loi du renouvellement permanent

1*- les deux visages que peut prendre l'accueil de l'évangile  

Semblable est le Royaume des cieux à un trésor caché dans le champ qu'un homme, l'ayant trouvé, recacha,

et du fait de sa joie, il part et met en vente tout ce qu'il a et achète ce champ-là.

De nouveau, semblable est le Royaume des cieux à un marchand cherchant de belles perles.

Or, ayant trouvé une seule perle précieuse, s'éloignant, il a vendu tout ce qu'il avait et l'a achetée.

2* l'exigence de la réflexion pour un engagement réaliste.

De nouveau, semblable est le Royaume des cieux à un filet jeté vers la mer et amassant des choses de tout genre;

quand il est rempli, l'ayant hâlé sur le rivage et s'asseyant, ils recueillirent les belles choses dans des paniers et les pourries, ils les jetèrent dehors.

Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront et sélectionneront les méchants du milieu des justes et ils les jetteront dans la fournaise de feu; là sera le pleur et le grincement des dents.

3* demeurer prêt à répondre aux conditions nouvelles au nom de l'évangile.  

Avez-vous compris tout ceci ? - Ils lui dirent : Oui

Et il leur dit : En raison de ceci, tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est semblable à un homme maître de maison qui tire de son trésor du neuf et du vieux.

Contexte des versets retenus par la liturgie

* Pour exposer sa pensée en ce qui concerne les Lois de croissance du Royaume en un temps et en un lieu, Matthieu recourt au genre littéraire des paraboles. Lors des dimanches précédents, nous avons eu l'exemple de deux ensembles, bien composés en trois parties, où il alliait les récits et les "explications" qui précisaient sa propre pensée. Le texte de ce dimanche est de même "nature" littéraire, mais, en première lecture, il ne paraît pas avoir la même rigueur de composition, il se présente comme un regroupement qui vise les conditions pratiques pour mener à bien la mission dans l'esprit qui a été défini précédemment.

Cet ensemble conclut l'exposé en enseignement oral concernant les Lois de croissance. Le verset suivant notre passage marque nettement la fin du premier volet de ce développement: "et il arriva, quand Jésus eut fini ces paraboles-ci qu'il émigra de là"…Nous trouvons la même expression en finale des exposés en enseignement oral : 7/28, 11/1, 13/53, 19/1, 26/1.

* Il importe de bien relier ces paraboles à une visée missionnaire. Nous pourrions hésiter à propos des paraboles du trésor et de la perle, mais le lien est évident avec la parabole du filet qui souligne la coexistence des méchants et des bons. Toutes les trois sont propres à Matthieu. Il est possible qu'à l'origine elles aient été composées en visée "spirituelle" personnelle par la tradition. Mais, dans le cadre du premier évangile, l'accent est mis sur les différents "styles" qui répondent aux efforts des envoyés. Tantôt la foi jaillira de manière inattendue chez leurs interlocuteurs, tantôt elle se dessinera au terme d'une longue patience, tantôt leur action ne donnera pas de résultat.

Il est important de remarquer que la parabole du neuf et du vieux "rebondit" sur le regroupement des paraboles trésor-perle-filet. Elle précise un élan et une ouverture qui se comprennent fort bien dans le cas d'un premier accueil qui peut prendre des formes diverses. Le "doublet" concernant la sélection de la fin des temps peut donc être interprété selon le même esprit que nous avons précisé à propos de l'explication de la parabole de l'ivraie. Il ne s'agit pas nécessairement d'une menace mais d'une mise en garde pour ne pas donner valeur définitive au premier tri qui s'impose pour l'efficacité de la mission. Ici, l'insistance est mise principalement sur le sort des méchants.

Il y aurait donc une composition en trois parties, semblable aux compositions précédentes, à savoir: un exposé unitaire de paraboles - une courte partie centrale centrée sur la compréhension de "tout ceci" et évoquant les difficultés pour comprendre le genre parabolique - enfin l'équivalent d'une explication qui n'est pas sans rapprochement possible avec les paraboles du grand arbre et du levain.

* Il est intéressant de lire personnellement l'ensemble "témoignage en engagement historique" qui correspond à la parabole du filet dans le troisième développement général. La liste des "tris" qui se sont imposés aux apôtres est impressionnante: tentation pharisienne des signes (16/1-12)… tentation des fausses conceptions messianiques (16/13-28)… illusions concernant les dures conditions de la mission (17/1-27)… La mention de "la mer" dans laquelle est jeté le filet prend alors toute sa densité. Pour les anciens, la mer est le symbole du mal et le lieu des forces nuisibles. Dans l'explication de la parabole de l'ivraie, il était mentionné l'activité du diable en semeur ennemi.

* La formule d'introduction des paraboles est très difficile à traduire en langage moderne. Nous aurions tendance à en restreindre la portée comme nous le faisons des titres qui nous permettent de clarifier nos documents modernes.

Le premier terme est souvent rendu par la formule "semblable à". Le mot hébreu qui sous-tend l'expression grecque est beaucoup plus vague et ouvre volontairement à de multiples possibilités de commentaires. "il en va du Royaume… "

Le mot "Royaume des cieux" n'est pas plus simple à préciser. Jésus l'a certainement employé souvent, mais la mentalité de ses contemporains ne peut être confondue avec notre imaginaire actuel, nourri de pensée grecque et aboutissant à deux domaines "terre" et "ciel" très séparés. Globalement, le mot équivalait à "action de Dieu parmi les hommes".

* En commentant la parabole de l'ivraie, nous avions évoqué le rapprochement possible avec l'histoire de la première communauté telle que nous en informent les Actes des Apôtres. Les paraboles de ce passage paraissent correspondre à la même perspective. Paul n'est-il pas une "perle rare"? Le rayonnement missionnaire n'a-t-il pas rejoint tant d'autres "trésors" enfouis dans d'autres civilisations que la civilisation juive. Et que dire du "nouveau" que Matthieu était bien placé pour estimer à sa juste valeur, lui qui appartenait aux trois générations juive, évangélique et missionnaire. L'importance du tri peut être rapprochée des exclusions dont parlent les Actes et qui s'avérèrent nécessaires en vue d'un authentique témoignage: la punition mortelle d'Ananie et Saphire pour leur fraude: "ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu" (Actes 5/5)…de même la menace envers Simon le magicien (8/20)…

Piste possible de réflexion: réflexion et audace pour une bonne croissance du Royaume

1. les deux visages que peut prendre l'accueil de l'évangile

Tous, un jour ou l'autre, nous avons vécu l’une des expériences sympathiques que présentent les deux premières paraboles. Le décryptage en est donc facile et l'application pourrait même déborder le seul engagement spirituel.

Malgré notre désir sincère de témoigner de notre foi au milieu de nos contemporains, il faut avouer que les résultats sont rarement à la mesure de nos efforts et que, souvent, le découragement nous guette. Et voici qu'en labourant notre champ, en parlant de choses et d'autres avec nos proches, nous sentons chez l'un d'entre eux une attente, un intérêt jusqu'alors inexprimé, une recherche timide qui se confie à nous en toute confiance. Il en a été ainsi lorsque Jésus a rencontré le centurion romain dont il a admiré la foi… Il en a été ainsi lorsque Pierre a répondu à la demande du païen Corneille et a dû bousculer les règlements prévus pour le baptême des païens… Peut-être n'aurons-nous jamais l'occasion de vivre cette expérience et il importe de ne pas faire de complexe à cet égard. Il vaut la peine de ne pas trop rapidement écarter cette éventualité.

La deuxième parabole complète harmonieusement la première. Cette fois, il s'agit de recherche et, à juste raison, nous sentons la valeur qui est donnée à nos efforts pour un témoignage plus explicite concernant notre foi. La patience est plus que nécessaire. Et puis, un jour, l'un de nos amis réagit à ce que nous voulons lui transmettre. Le singulier du résultat est important, car, dans le monde médiatique qui est le nôtre, nous rêvons souvent de pastorale d'ensemble. Or Matthieu nous parle d'une perle, d'une simple perle qu'il nous faut voir comme "précieuse" et qui mérite que nous nous investissions à son profit.

Il est facile de noter le déplacement qu'opère l'évangéliste. Il ne méprise pas la richesse de ce qui est trouvé, mais il insiste prioritairement sur le comportement de ceux qui trouvent. Il est vrai que nos activités sont multiples, mais, si nous avons trouvé un trésor, il est bon  que nous nous limitions à "ce champ", à ce petit secteur de communauté et que nous permettions à cette présence insoupçonnée de libérer tout son rayonnement. Il en est de même du marchand qui concentre ses activités et met à profit une occasion qu'il ne tient pas à laisser échapper. 

2. l'exigence de la réflexion pour un engagement réaliste

 

Tout ceci invite à réfléchir. Nous ne devons pas être déconcertés par l'apparent bon sens des paraboles que Matthieu regroupe à propos des lois de croissance du Royaume. Dans le Sermon sur la montagne, il a insisté sur la "densité" de la graine que Jésus proposait en son témoignage et son enseignement. Selon la formation très réaliste qu'il a reçue de son milieu sémite, il lui ajoute l'importance du semeur. C'est à ce plan qu'il nous situe après un premier regard sur l'amplitude de notre engagement.

Aujourd'hui, la parabole de fin de pêche est particulièrement bien venue. Dans le domaine apostolique, une tendance faussement "religieuse" porte souvent à l'improvisation, à l'à-peu-près sous prétexte que le domaine spirituel nous échappe et que Dieu est capable de "raccommoder les morceaux". Il s'ensuit de grands appels à l'espérance, coupés de l'effort de lucidité qui s'imposerait au nom même de l'évangile. Sous couvert de ce flou, se glissent alors nombre de slogans et d'idées personnelles en attendant que ne surgissent bien des désillusions. .

La foi chrétienne n'est ni angélisme, ni fanatisme. Dans le Christ, le divin a été purifié et ne supplante pas l'humain. Il passe par lui, "en même temps et dans la même mesure". La mission chrétienne en appelle à toutes les virtualités de ceux qui s'y engagent et ne vise pas à les dispenser de tout risque. Il ne s'agit pas de se perdre dans les analyses et les sondages, mais l'exemple même de Jésus est là pour nous témoigner de l'intelligence "pastorale".

Il est vrai, cette exigence d'une réflexion concrète n'est pas sans poser la question du jugement que nous portons sur nos contemporains. Sur ce point, par "nature" nous évoluons facilement d'un pessimisme dépressif à un optimisme naïf. Matthieu en a bien conscience, c'est pourquoi il ne nous donne pas de recettes mais nous invite à trouver par nous-mêmes l'équilibre au regard de situations variées. Sa "méthode" est relativement simple. Il "balise" notre réflexion entre deux thèmes contrastés. Dans le premier développement, il recommandait (7/1): "Ne jugez pas, afin que vous ne soyez pas jugés; car du jugement dont vous jugez, vous serez jugés, et de la mesure dont vous mesurez, il sera mesuré pour vous". Mais, en présentant la parabole du festin nuptial (22/2), il estimera nécessaire d'y joindre la parabole de l'exclusion par défaut de vêtement de noce. Et par six fois dans son œuvre, il mentionne "le rejet dans la ténèbre extérieure, lieu de pleurs et de grincements de dents".

Notre passage évoque un contraste semblable. Seul, le jugement final pourra intervenir "en vérité" et il faut en tenir compte pour ne pas durcir notre jugement intermédiaire, mais, de façon pratique, certaines options s'imposent aux envoyés. "La moisson est abondante et les ouvriers peu nombreux". Pour eux aussi les jours n'ont que 24 heures. Les recommandations  faites précédemment invitaient déjà au réalisme. Matthieu ne cachait pas que les paraboles avaient été enseignées alors que Jésus "était assis le long de la mer". Pour les anciens, la mer était le symbole du mal et le lieu des forces hostiles. Il est donc inévitable que le filet jeté en mer ramène toute sorte de poissons. Il est tout aussi nécessaire de faire le tri, en ce domaine comme en tous les domaines de notre activité humaine.

"Tenir les deux bouts de la chaîne" n'est pas toujours facile. Matthieu reprendra cette question en parlant de la correction fraternelle et du dialogue qui doit précéder toute exclusion (18/15). Le tri doit être purifié de tout ressentiment personnel et la communauté est amenée à jouer un rôle influent. Mais le tri ne peut être éludé.

3. l'ouverture à des conditions nouvelles

Cependant Matthieu ne conclut pas sur une impression négative. Les derniers versets de ce passage méritent une attention particulière. Car, d'une certaine façon, l'évangéliste invite à reporter un jugement prématuré au nom des nouveaux horizons que nous pouvons ouvrir en partant de l'évangile. Nous retrouvons l'espérance du propriétaire qui invitait à attendre la moisson pour éviter toute erreur entre le bon grain et l'ivraie, mais ici, l'espérance devient active et dépasse la simple patience puisqu'il s'agit de se comporter en "maître de maison qui tire de son trésor du neuf et du vieux"…

Actuellement nous sommes sensibles à cette idée de nouveauté et nous avons raison. Mais il n'est pas inutile de mesurer ce que représentait pour Matthieu cette invitation à l'évolution. Au plan personnel, nous pouvons imaginer les "nouveautés" qu'il avait dû assumer en suivant Jésus. En raison de sa formation juive, il les avait vécues en sa propre sensibilité et surtout il les avait intégrées en intelligence comme en témoigne son évangile.

Mais, en lisant les Actes des Apôtres, nous sommes invités à dépasser le plan individuel qui fut facilité par les liens d'une amitié directe avec Jésus. Nous retrouvons une aventure communautaire à laquelle Matthieu de pouvait manquer de penser lorsqu'il parlait de tirer du nouveau d'un trésor ancien. Ce n'était plus l'interprétation de la Loi et les prophètes qui était en question, tout partait d'un témoignage précis en paroles et en actions.

La nouveauté n'avait pas correspondu à un phénomène de mode, car les premières années avaient été marquées d'une fidélité "ponctuelle" au cadre historique. Mais rapidement, au nom même de ce qui apparaissait comme le cœur du message, les "nouveautés" s'étaient imposées à la première communauté. Lorsque l'évangéliste écrit, malgré les tensions que ne cache pas le livre des Actes, "l'aventure de la nouveauté" avait été réussie. Elle avait même sauvé le christianisme naissant en le préservant de la tourmente de l'an 70.

Les "conseils" que Matthieu glisse dans sa conclusion vont plus loin qu'un simple cliché sur des nécessités universelles, même pastorales.

* Il importe d'abord de bien comprendre "tout ceci", c'est-à-dire l'actualité de la parabole du semeur, la complémentarité des paraboles du grain de moutarde et du levain avec la parabole de l'ivraie, l'exigence d'une réflexion pour un engagement réaliste.

* C'est "en raison de ceci" qu'il importe d'oser la nouveauté. Jésus n'a pas tourné ses apôtres vers l'universalité de façon superficielle, leur mission reprend et incarne ce qui a été sa propre mission: en tous temps et en tous lieux ils devront "approcher le Royaume", non pas au nom de son passé mais au nom de son présent.

* Pour lutter contre toute improvisation, les chrétiens devront allier les qualités du scribe, du disciple et du maître de maison. Scribes, ils doivent l'être en puisant dans leur étude une meilleure compréhension du témoignage initial… Disciples, ils doivent l'être en situant Jésus au centre de leur foi et de leur engagement, Chemin, Vérité et Vie… Sans oublier leurs responsabilités de maîtres de maison, responsables de l'Eglise d'aujourd'hui et artisans de l'Eglise de demain.

* En raison des pesanteurs actuelles, nous pouvons également remercier Matthieu pour la présentation qu'il suggère à propos de son œuvre. Bien entendu, il ne pouvait parler des évangiles en tant que livres puisqu'ils n'étaient pas encore tous écrits et que leur diffusion était nécessairement restreinte avant l'invention de l'imprimerie.

Mais l'idée d'un trésor duquel il peut être tiré du neuf et de l'ancien est loin d'être assimilée par nos contemporains. C'est sans doute cette conviction qu'il nous faut rappeler "à temps et à contre temps" au long de nos conversations. Pour beaucoup, l'histoire de Jésus est une belle histoire qui appartient au passé, une histoire à ranger parmi les multiples histoires qui dorment au fond des bibliothèques. A nous d'y réfléchir…

Mise à jour le Dimanche, 30 Juillet 2017 09:40
 
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